Construire
une gauche de gauche pour une bifurcation politico-stratégique
Partout dans le monde, la stratégie de l’union des droites progresse.
Y compris en France. Dans notre pays, les droites en sont à la bataille
du leadership pour y parvenir. Tout se joue entre d’une part l’extrême
centre macroniste soutenu par Nicolas Sarkozy et le Medef(1),
et d’autre part par le Rassemblement national. Pour l’instant, Les
Républicains tentent de résister. La mère des batailles sera celle des
retraites pour fixer un cap à cette lutte interne à la droite. Alors que
le Conseil d’orientation (des retraites (COR) a bien spécifié que le
système de retraites n’était pas en danger, l’extrême centre macroniste a
repris les mesures souhaitées par LR pour les pousser à l’alliance avec
l’aide du Medef et de Nicolas Sarkozy. Pour LR, mener la lutte des
classes, c’est faire des économies sur la Sécurité sociale (le budget
des retraites étant son premier budget) pour financer ce qui est
nécessaire ailleurs, tout en maintenant un niveau de dividendes rarement
atteint dans l’histoire du capitalisme.
Pour cela, il faut
faire le ménage en son sein pour pouvoir fédérer le peuple, pour
rivaliser dans la lutte des classes avec l’oligarchie capitaliste et ses
alliés. D’abord, marginaliser la gauche néolibérale ainsi que la gauche
identitaire et essentialiste pour retrouver la République sociale.
Cette rubrique sert à
partager des informations, mais
cela ne signifie pas pour autant que
le Collectif soit d'accord avec leur contenu,
l'objectif étant de permettre l'échange, de
susciter le débat...
Sur le blog de Médiapart, un court mais intéressant papier commun à
Christophe Aguiton et Pierre Khalfa
Jean-Luc Mélenchon a mis sur son blog le 22 octobre un texte centré
sur les questions stratégiques à partir du bilan de la marche du 16
octobre. Un tel débat, qui doit être largement ouvert à tous, nous
semble indispensable à un moment où la Nupes fait l'objet de multiples
attaques. Cette contribution, rédigée par Christophe Aguiton et Pierre
Khalfa, vise à nourrir ce débat indispensable.
Le texte de Jean-Luc Mélenchon (JLM), mis sur son blog le 22 octobre,
est centré sur les questions stratégiques, ce qui permet d'ouvrir un
débat très important pour définir une orientation pour la France
insoumise comme pour la Nupes. Un tel débat, approfondi et qui doit
être largement ouvert à toutes t tous, nous semble indispensable à un
moment où cette dernière fait l'objet de multiples attaques.
En amont des questions stratégiques JLM revient sur la définition du «
peuple ». Il indique que « le peuple est le nouvel acteur politique de
notre époque », y inclut « les salariés mais aussi les chômeurs, les
retraités, les étudiants et lycéens, les précaires, les paysans et
artisans, etc. » et le définit « par sa relation sociale aux réseaux
collectifs dont il dépend pour reproduire son existence matérielle ».
Pour aller vite, disons que cela ne résout pas tous les problèmes et
en ouvre même de nouveaux. Remarquons en un immédiatement. JLM écrit
d’une part que « "ce peuple" intègre les salariés » mais, d’autre
part, il en fait deux entités distinctes quand il indique dans le
paragraphe suivant que « La stratégie de Front populaire est celle qui
veut rassembler dans une même mobilisation les deux acteurs
fondamentaux que sont le Peuple et les salariés ». À moins que le
passage du « peuple » au « Peuple » soit signifiant… mais de quoi
?
Jean-Claude
Simon est un Camarade
qui réfléchit depuis longtemps sur l'Écosocialisme et ses conséquences
idéologiques. Il vit au Danemark et fait partie de Négawatt
et mène des recherches avec Transform
europe ! Sur l'économie
politique ainsi que sur la transition socio-écologique.
La
prise du pouvoir par notre bloc social sera le résultat d’une révolution
car pour changer d’économie politique et transformer le mode de production
capitaliste (MPC), la révolution, c’est-à-dire un changement de paradigme,
est nécessaire. Jamais une classe sociale au pouvoir n’a accepté de se
retirer, et la bourgeoisie, nous l’avons vu à plusieurs reprises, n’acceptera
pas. Il est possible que nous parvenions au pouvoir à la suite d’un blocage
économique causé par une grève générale, par voie électorale, par réaction
à une tentative de coup de force ordo-libéral (comme en Grèce en 2015),
à la suite d’une crise de légitimité du régime provoquée par un krach
financier ou une pandémie ; nul ne peut prédire ces conditions de changement
historique. Dans tous les cas de figure, il nous faudra introduire une
nouvelle constitution avec trois éléments spécifiques. D’abord le changement
du régime de propriété avec la primauté de la propriété sociale des moyens
de financement, de production et d’échanges ; deuxièmement, la reconnaissance
des communs, de l’usufruit des communs, et de l’usage instituant des communs
par la pratique militante (négation en acte du droit de propriété1)
; troisièmement un nouveau cadre légal reconnaissant le droit à l’autogestion
dans toutes les entités économiques et administratives. Ces trois éléments
sont les préconditions nécessaires pour mettre fin à la subsomption réelle
du travail sous le capital.
Jean-Claude Simon
est un Camarade qui réfléchit depuis longtemps sur
l'Écosocialisme et ses conséquences idéologiques. Il vit au
Danemark et fait partie de Négawatt
et fait de la rechercheavec Transform europe !
Sur l'économie politique et la transition socio-écologique.
Les 180 premiers jours de l’écosocialisme Jean-Claude
Simon
Collectif l’Exigence Démocratique
Novembre 2021
Prise du pouvoir et constitution La prise du pouvoir par notre bloc
social sera le résultat d’une révolution car pour changer d’économie politique
et transformer le mode de production capitaliste (MPC), la révolution, c’est-à-dire
un changement de paradigme, est nécessaire. Jamais une classe sociale au pouvoir
n’a accepté de se retirer, et la bourgeoisie, nous l’avons vu à plusieurs
reprises, n’acceptera pas. Il est possible que nous parvenions au pouvoir
à la suite d’un blocage économique causé par une grève générale, par voie
électorale, par réaction à une tentative de coup de force ordo-libéral (comme
en Grèce en 2015), à la suite d’une crise de légitimité du régime provoquée
par un krach financier ou une pandémie ; nul ne peut prédire ces conditions
de changement historique. Dans tous les cas de figure, il nous faudra introduire
une nouvelle constitution avec trois éléments spécifiques. D’abord le changement
du régime de propriété avec la primauté de la propriété sociale des moyens
de financement, de production et d’échanges ; deuxièmement, la reconnaissance
des communs, de l’usufruit des communs, et de l’usage instituant des communs
par la pratique militante (négation en acte du droit de
propriété1)
; troisièmement un nouveau cadre légal reconnaissant le droit à l’autogestion
dans toutes les entités économiques et administratives. Ces trois éléments
sont les préconditions nécessaires pour mettre fin à la subsomption réelle
du travail sous le capital.